• pensées revigorantes du tome 2 (3)

     

    « Admettre ses erreurs, reconnaître ses torts : voilà probablement ce que, dans la vie, nous avons le plus de mal à accepter. C'est d'ailleurs un fait bien paradoxal, car nous ne nous privons pas, au quotidien, de juger, critiquer, condamner, mais toujours pour des faits extérieurs à nous : les autres, la société... Dans notre bouche, la critique paraît toujours constructive, au point que nous avons du mal à comprendre que ce caractère évidemment positif ne saute pas aux yeux de l'autre... que nous trouvons décidément très susceptible ! Mais lorsque la critique émane de l'autre, voilà subitement qu'elle nous paraît prendre un tour désagréable, brusquant notre sensibilité et, pour tout dire, nous paraissant parfaitement gratuite. D'où vient que ce que nous appelons susceptibilité chez les autres, nous l'appelons chez nous sensibilité ? D'où vient que les critiques que nous formulons à l'égard des autres nous paraissent constructives, alors que celles que les autres formulent à notre égard nous semblent le plus souvent injustifiées ? Revisitons notre manière d'être, développons la délicatesse de l'attention et la naturelle bienveillance, ici reconnaissons nos fautes et nos erreurs, et nous découvrirons une joie formidablement libératrice et grande ouverte sur l'harmonie et la réconciliation... »

     

    « Nous sommes tellement accaparés par nos agendas, notre temps compté, réglé, calibré, géré qu’il finit par nous manquer l’essentiel : la bienheureuse disponibilité qui échappe à toute forme de prévision, à toutes espèce de calcul. Quand apprendrons-nous de manière définitive, que les seules choses qui comptent  sont précisément celles qui ne se comptent pas, qui sont proprement inquantifiables et qui, dans tous les sens du terme « n’ont pas de prix »  Accordons de l'importance aux moments de partage gratuit, sans but précis, dans le pur esprit d'amitié, de fraternité ou d'amour. Retrouvons le sens de la relation, redécouvrons la valeur de tout ce qui nous relie comme par un fil invisible — et cependant aussi vital qu'un cordon ombilical — à l'univers, à la nature, aux rythmes et aux saisons, aux autres, à l'autre. À la vie, dans ce qu'elle a de plus précieux, de plus subtil, d'irremplaçable. »

     

    « L'éblouissement spirituel ne surgit pas de miracles, mais de la transfiguration de l'ordinaire par un regard suffisamment entraîné pour percevoir la beauté derrière l'apparence des choses. La rose poussant dans le fumier, le brin d'herbe perçant le bitume, le carré de ciel bleu apparaissant contre toute attente dans un brouillard assez insistant pour gommer toute couleur, les pétulantes résurrections printanières surgissant après les morts hivernales, voilà l'extraordinaire, au fil du cycle ordinaire de la nature... La réconciliation rendue possible après une vive altercation, la vérité qui triomphe sur le mensonge, la douceur qui finit par vaincre la force, la possibilité de déserter le mal pour se vouer ardemment au bien par une soudaine conversion du cœur, la guérison qu'opéré le temps sur nos blessures les plus douloureuses, à la manière d'un baume souverain, voilà l'extraordinaire, au fil des tribulations de notre condition humaine... L'extraordinaire n'est pas dans l'événement exceptionnels, mais dans l'ordinaire revisité par un regard fécond... »

    pensées revigorantes du tome 2 (3)


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